Les actions complémentaires 2012

 
 
 
Les actions complémentaires permettent à vos élèves de rencontrer des professionnels du cinéma. Afin de prolonger le travail mené en classe sur les films du programme, ces interventions donne la possibilité à vos élèves de comprendre un aspect particulier de la construction des images. 
 
Cette année, elles auront lieu en mars et en avril et seront centrées autour du travail de recherchiste et de chef opérateur.
 
 

Charlotte de Luppé : les archives dans le documentaire

« Les recherchistes exercent un métier méconnu pourtant ils sont un rouage essentiel de la mécanique documentaire particulièrement dans le traitement des sujets historiques. Ils doivent trouver des intervenants, mais surtout des archives (son, photo, iconographie, vidéo). L’utilisation de ce matériel est délicate car on peut faire dire bien des choses aux archives.

En se basant sur des exemples concrets, extraits à l’appui, je présenterai brièvement aux élèves ce qu’est un documentaire (par opposition à un reportage, une fiction ou encore à la télé-réalité). Mais surtout je voudrais leur montrer qu’avec des archives, on peut facilement manipuler le public. En prenant un exemple de docu-menteur, nous observerons quels mécanismes sont à l’œuvre, comment les déjouer et tenter de ne pas être dupe. »


Franck Coquet : la lumière au cinéma

« J’ai commencé à travailler dans le cinéma en tant qu’électricien. À 20 ans, je suis passé chef électricien. En 2000, j’ai, parallèlement, à mon statut de chef électricien, démarré en tant que chef opérateur sur des spectacles de cinéma-théâtre. Je travaille maintenant comme chef opérateur lumière. J’ai participé aux films de metteur en scène comme Éric Rohmer, François Truffaut, Patrice Leconte, Claude Zidi , Claude Miller, Patrice Chéreau, André Téchiné, Albert Dupontel, Claude Lelouche, John Berry, Louis Malle, Roger Vadim…

Le chef opérateur est le responsable de la technique photographique, des prises de vues et de la qualité artistique de l’image. Son travail va du scénario aux repérages, en passant par le tournage et jusqu’à l’étalonnage du film.

La lumière dans un film doit être cohérente avec ce qui est montré à l’image : les décors, les costumes, le maquillage et les raccords selon les axes différents de la caméra, mais surtout avec le sens du film. Nous comparerons donc, à l’aide d’extraits de films dramatiques, comiques, publicitaires, etc.,  la construction de la lumière, l’éclairage artificiel, et le fameux « day for night » dit « nuit américaine » qui, en filmant de jour, fait croire à la nuit.

Si, à la fin d’un film, un spectateur se dit : « Je n’ai pas vraiment aimé le film, mais la lumière était formidable », alors c’est que quelqu’un s’est trompé quelque part, et vice-versa… »

 

Vous pouvez dès maintenant vous inscrire aux actions complémentaires via l'onglet "Inscriptions 2011-2012"!



Lycéens et Apprentis au cinema  7, rue du Professeur Louis Neel  21600 Longvic
03 80 67 08 67 - geraldine.muller@artdam.asso.fr
Crédit : Comcevoir